Londres

Noa devant London Eye

Je suis tombée amoureuse de l’Angleterre lors d’un premier voyage scolaire à Hastings.

La langue, l’accent, l’histoire, ce pays m’a toujours fascinée.
Plongée dans mes romans victoriens ou entrain de rêver dans les champs et les décors des soeurs Brontë, j’ai commencé à me documenter sur le pays avec passion.
C’est après une première année universitaire relativement chaotique que j’ai décidé d’aller me ressourcer dans la capitale anglaise, Londres.
Là bas, j’ai copiné avec un londonien. Un vrai anglais ! Blond au yeux bruns. Vareuse de foot, bière, … L’homme dans toute sa splendeur. Néanmoins, un vrai gentleman du haut de ses 21 ans. Après avoir vécu 1 mois un quotidien à l’anglaise, c’était sûr, j’étais de cette patrie qui avait conservé des valeurs. 
La politesse et les bonnes manières, ça me parle. Ce respect des uns des autres, cette immigration positive, cette ouverture vers le monde tout en étant conservateur de l’essentiel … 
Depuis ce jour, chaque année je vais à Londres. J’adore me balader dans Hyde Park, lire un bouquin assise devant la boutique souvenirs du British Museum, observer London Eye tourner, chiner à Portobello, flâner dans White Chapel l’imagination débordante, découvrir la richesse de Bloomsbury, observer les gentlemen dans Victoria Park sur leur vélo de dandy la pipe fumante … longer les bords de Lady Tames … Manger à Camden, imaginer avoir ma maison blanche à Notting Hill et y avoir une librairie …

Encore 3 semaines et nous y serons, à nouveau.

Une pause à Camden

Bali – Indonésie

http://dai.ly/xatki6

Lorsque Marley & moi nous nous sommes mariés en 2009, nous voulions un voyage de noces de rêves.
Des amis à nous étaient partis à Bali pour le leur et … après avoir jeté un oeil à leur album photos, il n’y avait plus aucun doute, je voulais aller là-bas !
Bali, c’est mon île magique …
C’est que … à l’époque j’étais enceinte de 4 mois ( à un jour d’atteindre les 5 ) et j’ai perdu mon enfant le jour de mon mariage. Une expérience qui m’a traumatisée. A vie, sans doute.
Notre départ était prévu pour le lendemain de la cérémonie, tout était prêt. Sauf qu’il nous a fallu reporter ça au lendemain de ma sortie d’hôpital. Je n’avais clairement pas la tête à prendre des vacances en amoureux, au soleil. Je n’avais qu’une envie : rester cloîtrée à la maison à l’abri de tout, à descendre en flèche des litres et des litres d’alcool.
Tout au long du voyage en avion, j’avais le regard vide et les idées morbides. Aucunes vannes de Marley n’aura réussi à me faire ne fût-ce que sourire … Et puis, nous sommes arrivés sur place. La magie a opéré.
Cette île a quelque chose de … spirituel.
Je me revois encore m’arrêter devant cette statuette devant la porte de notre chambre. J’avais comme l’envie de prier, de lui demander de me rendre les choses plus acceptables …
Le lendemain de notre arrivée, Marley m’a offert un bijou acheté sur place. Un bracelet avec une boule. J’apprendrai plus tard qu’il s’agissait d’un Bola ( un bijou qu’on offre aux femmes enceintes ). Marley n’en savait alors rien, quand il l’a acheté. C’était un bijou local. Et puis notre guide m’a appris que Bali était l’île de la fertilité et qu’il y avait des temples où je pourrais me recueillir … J’ai bon ne pas être croyante, à cette époque, dans mon état d’esprit de douleur, j’aurais fait n’importe quoi … Et je l’ai fait. Je me suis recueillie dans ce temple de Goa Gajah. J’y ai « demandé » d’avoir un bébé en pleine santé. Au fil des jours passés là bas, je me suis sentie naturellement mieux si bien que j’ai choisi de ne pas écouter les recommandations de mon médecin. J’ai choisi de ne pas attendre que mon corps récupère du traumatisme dû à la perte de mon enfant. Nous y avons conçu Noa. Je suis tombée enceinte sur l’île.
Et je me suis toujours dit qu’un jour j’y retournerai avec mes enfants afin de remercier les Dieux …

Mon expérience personnelle mise de côté, Bali est une île absolument superbe ! Les temples et la sympathie de ses habitants en font une destination touristique magnifique ! L’eau turquoise, cette musique typique qu’on entend à chaque coin de rues, l’odeur du poisson grillé, cet air marin, les palmiers, la chaleur supportable, …
Bref, un rêve éveillé … ( ou presque )

Après Jane Eyre, Les hauts de Hurlevents – Emily Brontë

 « Les Hauts des Hurlevent » ? Probablement mon livre préféré, et pourtant il y a quantité de livres que j’ai adorés ! Ce roman est l’un des rares que j’ai lu une dizaine de fois, à des années d’intervalle, avec une première lecture à l’adolescence, et il ne m’a jamais déçue ! Je le trouve même parfait, rien n’y est inutile, tout contribue à l’atmosphère sombre et à la tension dramatique. La construction est solide, le style dépouillé pour l’époque, ce qui donne une incroyable impression de modernité. C’est un roman plein de passion, sans une once de mièvrerie. Je trouve tous les personnages intéressants. Certains d’entre eux sont vraiment positifs, comme Edgar Linton ou Catherine Linton Junior. Quant à Heathcliff et à Catherine l’aînée, ils sont tous les deux fascinants de par leur complexité même. Enfin, c’est mon avis. Si vous n’avez pas encore lu ce roman, vous êtes à envier car vous avez devant vous quelques merveilleuses heures en perspective ! 
Dans la même lignée, « Jane Eyre » est certes un très bon roman, mais à mon sens incomparablement moins fort que « Les Hauts des Hurlevent ». Le style en est aussi plus fleuri et la fin plus lumineuse. Tout est donc question de goût …

Récit d’accouchement

Beaucoup de Mamans m’ont demandé comment s’était passé l’accouchement de Isaac.
Pour les nouveaux venus, il est vrai que j’avais posté mon récit d’accouchement de Noa sur mon ancien blog. Récit qui avait rassurées pas mal de jeunes pondeuses 😉
C’est qu’on en entend des vertes et des pas mûres sur le moment de délivrance alors si je peux aider … Pourquoi pas. Et puis c’est toujours émouvant de se souvenir …

Donc me voici fin de mon 9ème mois de grossesse.
Les derniers moments sont pénibles. Tant physiquement que psychologiquement, l’attente paraît interminable.  Pourtant, je n’ai rien vu passer en 8 mois !
On dit que pour un deuxième tout va plus vite, c’est peu de le dire.
J’avais deux DPA. Celle selon Dame Gygy et la mienne. C’est que lors de mon premier rendez-vous, je savais exactement depuis combien de temps j’étais enceinte puisque … Il n’y avait aucun doute sur le jour de la conception ( ouais, bêêê, je vais pas tout vous dire non plus ! ) :p Par contre, Gygy ne semblait pas aller dans mon sens. Elle avait donc fixée ma DPA au 13 Janvier et moi au 7 !
Nous sommes le 10 quand je me rends à la dernière visite de contrôle. La nuit a été terrible, j’ai pleuré de douleur, ça tiraillait de partout et surtout j’en avais gros sur la patate ! Il n’y a pas de secret, j’attends un veau. Un bon gros gabarit dans la lignée de ce qu’a pu être Noa ( née avec 54 cm et 3 kg 880 ), c’est d’autant plus difficile à porter que je me suis ENCORE pris 30 kg dans les dents. Bah oui, quand je couve, je couve bien 🙂 J’en profite quoi. Je me revois encore dans l’ascenseur. Je pense alors « Si jamais elle ne me déclenche pas ou me dit que mon col n’est pas modifié et que ce n’est donc pas pour tout de suite, je lui tranche la gorge avec son stylo Parker ! ».

« Bonjour Madame Beaufort ! »
Ah, j’aime toujours autant être accueillie par la secrétaire médicale. Elle est super. Mais là, je ne suis résolument pas d’humeur à entendre ses histoires de voisinage ou d’écouter avec intérêt sa dernière mésaventure, j’en ai plein les fesses.
Je réponds à peine … par politesse.

« Vignettes de mutuelle et vous pouvez vous installer dans la pièce pour la petite heure de monito' ».
Elle est joviale. Il en faut bien une. Parce que là, clairement, je suis d’une humeur de chien. Mais si je le suis, c’est surtout parce que j’ai mal. Oh oui, j’ai mal.
Me voilà semi-couchée avec les capteurs sur le ventre … Rien ne semble révéler quoique ce soit sur le feuillet.
Merde, ce n’est pas normal, j’ai mal là … Très très très mal. J’appelle la secrétaire qui a tout l’air de me prendre pour une douillette. Si elle savait … Je suis loin de l’être. Si je dis que j’ai mal, c’est que la douleur est déjà BIEN présente. Je ne me plains que si et seulement si ça devient insoutenable.
Là je me tords et me lève. « Ca suffit, je ne tiens plus semi-couchée là ! Je préfère marcher. J’ai besoin de marcher ! »
Bon, elle prévient ma gyné que je suis prête à être consultée et lui donne le papier du monitoring.
Quand je rentre dans le cabinet, ma gyné m’apprend que je n’ai pas de contractions.
Je lui demande d’où viennent ces douleurs atroces quand elle me dit qu’elle va m’ausculter histoire de voir où en est le col mais, rien d’alarmant sinon le monitoring l’aurait signalé …
Je me couche, écarte mes sublimes gambettes de compet’ ( #joke ) quand ( sans en rajouter ), je la vois pâlir …
« Bon. Où est Monsieur ?! Parce que je ne vous accouche pas dans mon cabinet Madame Beaufort ! Faut pas traîner ».
Un peu sur les fesses, je suis tout d’abord rassurée de ne pas virer cinglée ( j’avais donc bien mal pour une raison ) et j’appelle Marley qui, une fois n’est pas coutume, arrive encore à me faire rire.

« Comment ça, c’est pour maintenant ? Mais je ne comprends pas, je fais quoi ? Je viens te chercher ? Et je passe à la maison avant pour ME prendre quelque chose à manger ou on a pas le temps ? »
J’ai fait rire la salle d’attente, je ne sais plus au mot près ce que je lui ai répondu mais je n’ai pas été tendre 😀
15 minutes plus tard, mon arrière train dans la voiture, je jette un coup d’oeil à Noa derrière. Elle semble inquiète, je la rassure …
« ON va à l’hôpital ma puce, le petit frère arrive »

Un sourire. Le plus beau. Là, elle me motive …
On arrive sur le parking de la maternité. Impossible de sortir de la voiture. Marley me donne un coup de main. Noa, devant mon visage décomposé, a perdu son sourire.
A partir de là tout est sourd, je n’entends plus rien. Je ne fais déjà plus partie de ce monde. Ca y est, je suis … ailleurs.
Je me souviens juste être arrivée à l’accueil de la mat’ pliée en deux et d’avoir crié « ça vient, là, maintenant !!!!!!!!! »
Une sage-femme court vers moi avec une chaise roulante et on se dirige vers la salle de travail. Je panique, un peu.
Je sens bien la descente du bébé et je devine ce qu’on va me dire …
« Péridurale Madame ? »
« Oui, oui, oui plutôt deux fois qu’une et une dose de cheval »

Elle rit. Mais pas longtemps lorsqu’elle regarde où ça en est …
« C’est limite pour la faire, je vais appeler l’anesthésiste »

Pendant que l’on m’auscultait Marley est parti déposer Noa auprès de ma mère, à la maison. Il ne m’a donc pas vue pleurer de peur à l’idée d’accoucher sans péri’. Mais je le sens. On ne va pas me la faire. Mon corps me le dit, je pousse malgré tout, je le sens comme ça. Quand l’anesthésiste revient avec la sage femme, il est trop tard. Beaucoup trop tard, les choses vont trop vite.
On me prépare à aller en salle d’accouchement. SANS PERIDURALE.

Je pleure.

Ce qui n’empêche pas l’anesthésiste de clairement me draguer …
« Vous êtes magnifique Madame, vraiment ! Et j’ai aperçu votre fille avec le papa tout à l’heure, quelle superbe famille ! » 
« Il peut éventuellement dégager lui ? Ou pas ? »

Là, la sage femme éclate de rire avec sa collègue en foutant le trouble fête dehors.
Ca y est. On y va. En ouvrant la porte, j’aperçois Marley ( ouf, il est là ! ) avec ma gyné ( ah, elle est là en temps et en heure elle aussi ). Dans le couloir, la sage femme qui s’était occupée de moi pour Noa me reconnaît et demande si ça ne me dérange pas qu’elle participe à l’accouchement, elle aimerait tant voir le petit. Ma foi, why not … Mais tout ce petit monde est là, souriant, ravis de vivre, ils penseraient limite à se servir une tasse de thé quand une contraction violente me fait pousser une gueulante de damné !

Enfin, on se presse !
Installée sur la table, il ne m’aura pas fallu deux poussée pour entendre un Marley, la voix enrouée, dire
« Oh … le voilà ! »
« Une dernière poussée Madame ! »
« Venez le chercher … »
14h59, Isaac Oscar Mircea est né.

Je suis fière. De moi, de lui, de nous … Il est si beau. Il ressemble à Noa comme deux gouttes d’eau ! Je me revois il y a deux ans et demi …
Ma gyné semble stupéfaite par le gabarit et attend les mesures et la pesée avant de s’éclipser.
56 cm, 4kg200.
Tout le monde est bluffé. Pas d’épisio, pas de déchirure, RIEN. Il est passé comme une lettre à la poste.
Comme dans un rêve.
Je pensais que j’avais eu beaucoup de chance avec mon premier accouchement mais il semblerait que non, ce n’est pas de la chance …
Je suis restée 5 jours à la maternité mais n’ai bénéficié d’aucun soin particulier. Juste d’une surveillance utérine quotidienne.
Le lendemain de mon accouchement, je me baladais avec Izy en écharpe dans toute la mat’. Clairement, je me suis ennuyée comme jamais. J’aurais pu rentrer plus tôt si je n’avais pas accouché la veille d’un week end. La barbe !
Bref, le retour s’est passé à merveille et Isaac est un bébé rêvé ! Adorable, gentil, il ne pleure jamais ! Même pas quand il a faim. Il émet juste un petit bruit, histoire de dire qu’il attend quoi.

En conclusion, un accouchement intense, rapide mais de loin le meilleur. Je comprends pourquoi nous sommes naturellement conçues pour ressentir la douleur. C’est une douleur nécessaire … Satisfaisante.

Je me réjouis du troisième 🙂 Et là, accoucher sans péri’ sera un choix !

Les vaccins

Je déteste ça.
Toutes les mamans détestent ça !
Quoi ? 
Les vaccins …
Un mal nécessaire. Ou pas.
Pour Noa, j’avais une tendance à écouter les professionnels sans broncher. C’était mon premier enfant et un peu paumée dans l’arène, je me suis contentée de suivre le troupeau. Du moins jusqu’aux premiers vaccins.
Je me souviens … de ce cri perçant ! Mes enfants ne pleurent jamais, voir très très peu. Du coup, ce cri de douleur m’avait choquée au point d’avoir littéralement fondu devant le pédiatre.
A mon retour, je rappelle avoir surfé sur la toile. C’est que Noa commençait à avoir pas mal de fièvre … elle ne mangeait plus. Google a toujours été mon meilleur ami. Du coup, j’y ai cherché des réponses … Et puis je suis tombée sur des articles remettant en cause l’utilité de la vaccination.
De fil en aiguille, j’ai appris que certains vaccins étaient interdits dans beaucoup de pays en raison de leurs liaisons avec des cancers. Carrément.
A l’époque, on avait mis en suspension l’utilisation du ROTARIX. J’avais donc catégoriquement dit NON au pédiatre, hors de question de vacciner Noa avec le ROTARIX. Je me suis sentie littéralement insultée de mère indigne. C’est vrai, comment peut-on ne pas vouloir vacciner son enfant ? J’étais alors montée aux créneaux avec preuves à l’appui. Une étude avait été mise en ligne par l’organisation mondiale de la santé, je l’avais imprimée et plantée sous les yeux du dit pédiatre. Il m’a foutu la paix. Et autant dire qu’il a évité de l’ouvrir avec moi suite à cela.
Bref, j’ai appris une chose importante. On doit s’imposer en tant que Maman. Ces médecins ont certes un diplôme mais ils ne seront jamais dotés de ce magnifique 6ème sens que nous avons en tant que Mère. NOUS seules, savons. 
C’était au tour de Isaac de se faire vacciner hier. Je n’ai pu m’opposer pour les vaccins obligatoires mais je l’ai fait de nouveau pour le ROTARIX. Et de nouveau, j’ai dû prendre sur moi devant les accusations de mon pédiatre. Je m’en fiche. Parce que cette fois-ci j’étais riche d’une première expérience et donc plus sûre de moi.
Nous vivons dans un monde où l’on découvre au quotidien que nous évoluons dans l’intoxication absolue, n’est-il donc pas de notre devoir de Maman de limiter la casse ? ( parce que ne nous leurrons pas, on ne peut pas vivre dans le 100% BIO ! Ca c’est nawak ! )
Donc NON à une sur-vaccination ! Et OUI à une information complète ! Trop de Mamans suivent encore aveuglément le corps médical, renseignez-vous un minimum avant d’accepter toutes interventions sur votre enfant. Vous seriez étonnées d’apprendre que parfois ( souvent ) on propose de soigner une maladie ou de la prévenir par l’intoxication. 
Bilan : Isaac 7 semaines et 4 jours, 7 kg, 62 cm