Parce qu’il y a des gens persuadés qu’un enfant, ça se dresse … Bien sûr.




Pauvre idiote.
Tu t’es reproduit.
Du coup, tu as un mouflet qui braille comme un dindon et tu cherches le bouton OFF.
Comment vas-tu t’en sortir, toi qui a pour inconnu le maternage et donc la compassion et l’écoute ?
L’altruisme. Le problème à multiples inconnues …
T’en fais donc pas, va. Dans mon immense bonté, j’ai un peu de temps pour toi afin de te prodiguer les meilleurs conseils au monde. Tu vas voir ton rejeton va filer droit !

Pour commencer, sache que dès la maternité il est important de refiler ton bébé le plus vite possible dans les bras d’autrui. Tata Much-Much, ta meilleure amie Katia, ta mère, … libre choix, la leçon première étant qu’il soit le moins possible dans tes bras. Il faut donc privilégier les nombreuses visites à la mat’. Attends, tu viens de te farcir 9 mois en mode Michelin, on peut bien te laisser respirer un coup, hein. D’ailleurs, sors. Dès que tu peux. N’hésite pas à mettre le papa à l’ouvrage. Il s’est croisés les orteils le temps de la gestation, il est temps qu’il serve de baby-sitter tu as largement mérité ta sortie avec ta « best ».

Tu verras, au début les nuits c’est hard. Ca braille ces petites choses, ça braille ! Mais tu ne vas pas te laisser faire. Ses nuits, il fera ! Il faut lui faire comprendre que Maman est crevée et qu’elle a le droit de dormir. Ses caprices tu n’en as que faire hein ! Parce que, bien évidemment, un bébé de 2 jours qui pleure fait des caprices, attends … Donc, le marmot est à poser dans son panier lit, dans SA chambre. Ensuite ? Ben ensuite tu fermes la porte et tu te tailles ! Va prendre un bon bain chaud et fais péter le son dans la salle de bain histoire de ne pas être dérangée. Il finira par s’endormir. Et puis, comme on dit : faut qu’il fasse ses poumons ^^

Ne fais surtout pas l’erreur de le porter trop souvent, malheureuse ! Ca s’attache vite. Il va s’habituer aux bras et il ne voudra plus en décoller. Non, non, non. Pas de portage ! Sinon, tu peux dire adieu à tes sorties, ce gosse ne pourra pas s’endormir sans toi. En plus, tu vas en faire un gâté !
Alors les écharpes, les porte-bébés etc … ne te fais pas avoir ! C’est du marketing de fêlées bio. Un piège à débiles.

Hors de question de lui donner le sein. Tu n’es pas un frigo sur pattes, ça va bien maintenant ! Faut pas déconner. Le biberon, c’est nickel, n’importe qui peut le nourrir et puis le lait artificiel c’est pas si mauvais que ça.Faut l’habituer au monde moderne. On bouffe chimique. Sans compter que c’est douloureux l’allaitement. Crevasses, engorgements, sang, … berk ! Des nènès qui pendent, pas sûr que Monsieur soit tenté après. Il faut rester sexy ! N’oublie pas que tu es une femme du XXIè siècle cocotte. Les mères Ingalls, c’est bon pour les grosses et moches !

Aussi, tu auras à coeur de le dresser dès le berceau. Montre lui qui décide en levant légèrement le ton quand il chouine. Dès qu’il sait marcher, n’hésite pas à le mettre au coin, fessée au préalable. Les gosses c’est comme les cabots. Le dialogue, ils ne connaissent pas. C’est une perte d’énergie et de temps que d’essayer la communication. Tu as autre chose à faire.

En parlant « communication », grâce aux réseaux sociaux tu peux créer des groupes où tu vides un peu ton sac sur ta maternité. Tu te sentiras comprises et soutenue dans ton ras-le-bol. Mais attention, hors de question de rendre le groupe publique. Tu dois faire croire à ton entourage que tu vis dans le bonheur absolu. Ainsi, si tu chouines sur ton groupe privé, sur ton profil visible aux amis et à la famille, n’oublie pas de mentionner à quel point tu es heureuse.

N’oublie jamais que tu n’as aucun soucis ! Bon, des gens suggérerons qu’il serait peut-être sage que tu consultes un psy’ mais ne les écoute surtout pas. Le problème ne vient pas de toi mais bien de ton bébé.
Il a un grain cet enfant. C’est certain. Si le coeur t’en dit, tu peux éventuellement chercher ce qu’il a … mais c’est sans doute une pathologie psychologique. Bébé intense, hypersensible, traumatisé de ( je ne sais pas, invente à la limite ! C’est ça la magie du XXIè siècle, tout passe ^^ ). Le tout étant de bien faire comprendre à ceux qui t’entourent que tu es droite dans tes bottes, c’est ton mioche qui est défaillant.

Et enfin, le conseil ultime ; Il est impératif de faire pitié au papa. Non, vraiment. Tu es une maman, certes, mais un enfant ça se fait à deux. C’est le siècle du 50/50, faut en profiter. Hors de question que tu fasses une tâche de plus. Pour ce faire, n’hésite pas à en rajouter une couche. Si toutes les mamans sont crevées et légèrement dépassées par l’arrivée d’un nouveau bébé, il faut que tu arrives à faire croire que toi tu l’es encore plus ! Parce que toi, ton bébé, il a un soucis.

Bon, je pense qu’on a fait le tour, là.
GOOD LUCK !





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J’ai testé pour vous, les couches lavables !

Je ne suis pas une maman bio. Je n’aurai jamais cette prétention. Disons qu’à une époque polluante et polluée telle que la nôtre je fais au mieux pour mes enfants.
Mais dire que je suis une maman bio alors que j’adore me goinfrer au KFC et que le menu du BURGER KING de Maastricht n’a plus aucun secret pour moi, c’est clairement se foutre de la tronche du monde. 
Néanmoins, je tiens à mon échelle à mettre une pierre au microscopique édifice d’un monde en meilleure santé .
C’est dit.
La première fois que j’ai entendu parler des Couches Lavables ( CL), c’était lors d’une interview réalisée pour le magazine avec lequel je bossais à l’époque. J’avais la responsabilité de la rubrique « Les Maternelles » et à ce titre, j’avais été interviewé la responsable de la boutique Parents Bio, à Wandre. On va pas se mentir, je n’étais pas DU TOUT convaincue. Pour moi, c’était surtout synonyme de lessive sans fin et je m’imaginais mal manipuler tout ça, ça avait l’air si compliqué !
Et puis, en faisant de la gérante une copine, j’ai appris au fil des jours à comprendre le bon fonctionnement de ces réceptacles de commissions colorés. Ma foi, dès lors, pourquoi ne pas tester ? 
Mon mari était clairement contre. Mon monsieur n’est pas un Papa bio. Il n’est déjà pas un homme bio ! Trier les déchets, manger sainement, … ‘connait pas. C’est bien simple, quand je prépare une petite salade en accompagnement à un bon barbec’, il me regarde avec des yeux de merlan fris … * Elle est pas fun ta blague, sors les patates grillées et la sauce !* C’est donc un combat quotidien pour lui faire prendre de bonnes habitudes. Nous avons des enfants, je tiens plus que tout à leur équilibre en toutes choses. Pas de sodas à table, un fruit en dessert, un maximum de fait maison, etc … Mais mon américaine de moitié ne cède pas au bon sens si facilement. 
Bref, revenons à nos moutons !
Il existe trois sortes de CL :
– TE1
– TE2
– TE3
Si mon homme et moi avons bien une chose en commun, c’est bien qu’on déteste se prendre la tête, c’est pourquoi mon choix s’est porté sur les TE1. C’est ce qui se rapproche le plus d’une couche classique ( jetable ). On met un feuillet de protection dans le fond, bébé fait sa commission, on jette le feuillet dans la toilette et si la couche en elle-même est souillée on met le tout dans la machine. On en parle plus. 
Comme son nom l’indique, la couche TE1, c’est tout en UN. 
Ensuite, il y a la TE2 et la TE3. Je ne suis pas fan. Le point positif est qu’elles sont en plusieurs parties et donc vous n’êtes pas obligées de changer la couche entière, juste l’insert souillé. La couche est donc divisée soit en 2 ou en 3 parties. Mais comme je vous l’ai dit, je déteste chipoter ! Je me voyais mal commencer à préparer les couches en les rassemblant après le séchage. 
Dans les couches il existe différentes tailles suivant le gabarit de votre bébé. Ici encore, je ne déroge pas à la règle, j’ai visé au plus facile et ai pris des tailles uniques ( TU ) 🙂 Je fais de gros bébés. Je savais donc que les tailles uniques allaient convenir. Il faut savoir qu’il existe des pressions sur les TU permettant de réduire la couche, ainsi bébé nouveau né ne se retrouve pas avec le popotin de Nicki Minaj.
Que ce soit des TE1, des TE2 ou des TE3, il y a des couches spéciales pour la nuit. Elles sont légèrement plus épaisses et nécessite une culotte imperméable de protection par dessus. Actuellement, 0 fuite de nuit. C’est nickel. 
Alors techniquement parlant comment se passe l’utilisation d’une couche. Ici je tourne depuis la naissance de Isaac avec 18 couches. Et je procède à une lessive tous les deux jours. Je les laisse sécher à l’air libre mais pas mal de couches peuvent passer au séchoir. Les Tots bots ( j’adore cette marque aux motifs irrésistibles ) sèchent en 1h30 à l’air libre. Une machine le soir, mise à l’air libre avant le coucher, au lever tout est prêt à l’emploi ! Concernant la poudre à lessiver, il faut être attentives … Certaines poudres abîment la qualité de la couche et celle-ci peut percer. J’en ai faite l’expérience avec pas mal de poudre de marques. J’ai laissé tomber ARIEL, ma poudre fétiche pour … la poudre TANDIS de chez LIDL !!!! Et oui. Les couches sentaient pas mal le pipi même après lavage avec ARIEL, de plus elles perçaient et avec la TANDIS : rien ! Nickel chrome ! Attention : ne JAMAIS utiliser d’adoucissant avec des couches !
Les CL peuvent se laver avec le linge ordinaire. Il m’est déjà arrivé de les introduire avec le linge blanc classique. Sans soucis.
Le seul bémol ? A mon sens, le coût. Des CL ça coûte très cher au départ. Mais c’est un investissement rentable. à peu près 600€ pour le trousseau de base mais vous êtes tranquilles pour en moyenne 2 années, ce n’est pas rien. Surtout si vous prenez des TE1 ( non, non, je ne vous influence pas 😀 ).
Alors, si il vous dit de commencer l’aventure, voici les deux magasins où je me fournis : 
J’ai commencé avec PB & actuellement j’achète chez ECOTERRE.
Beaucoup plus fourni et professionnel. Adeline de chez ECOTERRE mène sa boutique comme un chef et propose un panel de produits vraiment riche. Sans compter, qu’il est plus logique d’acheter BIO dans une boutique BIO tenue par quelqu’un de BIO 🙂 Faute de départ rectifiée, je vous recommande la boutique !

Toi aussi deviens une Maman multifonctions grâce au portage !

Je ne suis pas Wonder Woman, disons que j’ai mes astuces. Soit apprises sur le tas, soit en ayant mémorisées celles de mes grands-mères …
Et comme je ne suis pas chien, je partage volontiers …
J’ai des origines méditerranéennes et africaines, c’est à ce titre que le portage s’est imposé culturellement à moi. Et il est ma solution à pratiquement tout.
Je n’ai cessé de le répéter, il est à utiliser depuis la naissance ! Dès les premières heures de vie. Habituer un bébé au portage quelques jours ou 1 semaine après, il y a un risque ( bien que rarissime mais je connais des cas ) d’échec.
Dès lors mes enfants sont rarement loin de moi durant leur première année de vie.
C’est une transition en douceur entre le ventre maternel et la vie extérieure. Imaginez vous sauter en parachute seule alors que vous n’avez jamais fait ça ! Pour une première expérience, on a plus de chance d’apprécier l’activité malgré les appréhensions si on est en tandem, non ? Et bien l’arrivée au monde d’un enfant, c’est pour lui une expérience similaire à un saut en parachute. Ceci expliquerait sans doute que certains bébés ( il y en a pour lesquels ça se passe très très bien, tout dépend de la manière dont les choses se sont déroulées ) nés en césarienne connaissent des débuts de vie plus difficiles. Ainsi, mes enfants n’ont jamais pleuré les 6 premiers mois de leur vie ( je ne sais pas encore pour Isaac qui n’a actuellement que 4 mois mais pas un pleure actuellement, juste des gémissements ). Pas le temps pour pleurer ils sont déjà près de moi.
Les seuls moment où je les laisse c’est lorsque je me douche. Mais alors là, il faut ruser. On ne prend pas sa douche quand on le décide mesdames 😀 Prendre sa douche si et seulement si bébé est rassasié, changé et suffisamment materné. Tous les bébés ont quelques minutes dans la journée où ils peuvent rester seuls, il faut être attentives car comme souvent ces précieuses minutes arrivent quand on ne s’y attend pas, on loupe la douche quotidienne.
Le repas ? Le repassage ? La lessive ? Le ménage ? Le portage dorsal !
Oui, dès la naissance c’est possible ! Regardez :

Je l’ai fait avec ma Babylonia Tricot Slen. J’avais parfois l’impression de ne pas avoir de bébé tant ils étaient silencieux ! Aujourd’hui, grâce au Boba ( et oui, encore et toujours lui ), je porte Isaac sur le dos en 4 secondes, regardez : 
Ensuite arrive le moment où il faut doucement leur apprendre une certaine indépendance. Pas trop brutale, ils risqueraient de prendre ça pour un rejet. On commence par les laisser 5 minutes seuls dans leur parc plusieurs fois par jour pendant une semaine. Et puis la seconde semaine, on les laisse 10 minutes, ensuite 15 … 30 … Un rythme va s’installer naturellement.
Aussi pour qu’un bébé puisse s’occuper seul, il faut lui apprendre. Mettre un enfant dans son parc avec mille jouets dont il ne connait pas la fonction, vous êtes brunes pour avoir la paix que vous recherchez tant ! C’est une question de logique. On vous met dans une pièce avec un objet alien complètement inconnu et on vous dit « allez, amuse toi bien ! », je paierais cher pour voir votre tête #magique
Il faut beaucoup jouer avec un enfant pour qu’il puisse jouer tout seul.
Sinon, pour le ménage, j’avais trouvé un truc sympa. Passer le balai tous les soirs avec bébé sur le dos et ne faire le grand ménage qu’un jour semaine. Ainsi la maison n’est pas trop dégueu’ en cas de visite impromptue. De toute façon, une maison trop propre quand on a des enfants, c’est suspicieux ! Je ne suis jamais rentrée chez une maman sans faire la rencontre d’une tâche de lait régurgité, un jouet au sol, des vitres pleines de doigts et une vaisselle qui traîne. Le contraire me ferait appeler les services sociaux !

Un coup de fil à donner peut se faire en marchant, bébé au dos.
Pareil pour la paperasse à remplir. D’ailleurs là, j’écris ce billet Isaac sur le dos, me balançant de gauche à droite frénétiquement 🙂 Il dort comme un loir.
J’ai d’ailleurs pris la douche de la grande de cette manière, avec Isaac au dos. Rapide, efficace.
Chaque fois que je dois m’occuper attentivement de ma 2 ans, je mets Isaac en mode dorsal.

LE SAINT PORTAGE !

Le TEC … ça nous rapproche un peu trop à mon goût.

Pfiuh ! Pas UN article de pondu depuis mon retour de Londres, c’est dire si j’ai eu le mal du pays ( je l’ai toujours d’ailleurs, disons que je fais avec ) …
En même temps, j’avais prévenu !
Bon, je suis de retour avec un sujet et non des moindres dans la vie d’une maman. A savoir : « Prendre les transports en commun, quand on a un enfant en bas âge voir même deux ». La barbe !
Je n’ai pas de permis de conduire. Non, ce n’est pas par fainéantise de le passer mais bien parce que, dans l’absolu, je n’en ai pas besoin. Nous avons une voiture et mon Cromagnon en est le pilote. Si il faut faire de grosses courses ou parcourir de longues distances on a donc « SOS Papa » sous le coude ^^.
Je dépose et reprends donc la grande à l’école, en bus. A priori, ça ne me dérange pas. A priori.
Mais alors, prendre les transports en commun ( le TEC, en Belgique ) relève d’un Fort Boyard pour une Maman.
D’abord, on oublie la poussette. Je ne compte plus le nombre de mamans que je vois monter à bord avec difficultés et le déni TOTAL des passagers. Le bus est souvent bondé puisque, heure de pointe, on a donc la désagréable sensation de péter les nouilles avec nos « pardon ! » « Excusez-moi ! » « Monsieur, je peux passer ? » « Chauffeur, LA PORTE ! » ( parce que oui, Monsieur le chauffeur est de mèche et cultive la mauvaise volonté. Faut pas avoir de gosses pour capter que descendre d’un bus avec une poussette demande plus de 3 secondes et demi ! ). Alors il y a une solution pour les pro-poussettes. Si l’enfant est assez grand pour poser ses fesses dedans, pensez à la poussette « canne ». Ah, elle est divine. La poussette « canne » a cette faculté de se plier en 2 mouvements, aussi vite que l’éclair en plus d’une légèreté et d’un minimum de place. On prend donc le petiot dans un bras, la poussette canne de l’autre. Dans le cas contraire où votre petit serait … trop petit, il n’y a pas de secret : le portage.
Perso, mon BOBA me sauve la vie ! Je ne prends la tête à personne, mon 4 mois est à proximité, au chaud par ce temps de m***** et mes deux mains sont libres pour tenir ma 2 ans.
Dans une vue d’ensemble, pas trop de soucis pour moi me direz-vous. Ouais. Mais c’est sans compter sur les gens et leur connerie légendaire.
Pour ne citer qu’un exemple, je prenais le bus hier pour aller chercher Noa à l’école quand j’ai eu la sympathique big surprise ( accent anglais *ON* ) de monter dans un bus remplit d’ivrognes.
Je n’habite pas dans le Beverly Hills liègeois. C’est un fait.
M’enfin, être torché à 15h  ( et en groupe  )… Chacun fait ce qu’il veut de sa vie et y trouve la motivation qu’il lui plaît dans la mesure où il me fout une paix royale ! Douce illusion … Je n’étais pas assise depuis 2 secondes que j’ai dû évincer une grosse main aux ongles sales qui se dirigeait vers le visage immaculé de mon doux 4 mois ! Un revers presque aussi rapide que le geste initial. Une riposte logique que, bien évidemment, un mec bourré prend pour une menace terroriste. J’ai tout de même eu la politesse d’expliquer mon geste sous les projecteurs ( TOUT le bus n’avait d’yeux que pour moi … ), « je m’excuse monsieur si mon geste vous a paru brutal mais je préfère que vous ne touchiez pas le visage de mon bébé. Vous savez ? Bactéries, tout ça … Et puis quand bien même, je n’aime pas que l’on touche mes enfants ». Littéralement dévisagée, je me suis éloignée vers le fond. Là, debout, personne n’a eu l’idée de se lever pour me laisser une place … C’est si beau une Maman portant son enfant debout, dans un bus bondé. Je me demande comment un peintre de renom n’a pas encore eu la génialissime idée de peindre pareille scène … Divine.
Bref, j’ai dansé le merengue tout le long du trajet. Et un pas à gauche ( j’esquive un bourré qui ne tient pas en place ) et un pas à droite ( une Madame tente de caresser les joues de Isaac ), un pas en arrière ( un vieux me bouscule ) et un pas en avant ( une Maman en poussette partage ma galère ).
Bien évidemment et dieu merci, le bus n’est pas toujours bourré d’ivrognes, non. Il est aussi et majoritairement, plein de jeunes. Et eux, je pense que ce sont les pires …
Je ne suis pas bien vieille, toujours dans la vingtaine, néanmoins je ne me souviens pas que nous étions comme ça … Quand on ne me drague pas ouvertement parce qu’on me pense âgée de 20 ans à tout casser, mes enfants et moi subissons un rap écouté trop fort ( c’est trop cool de montrer qu’on est un rambo des cités liégeoises parce qu’on écoute Mac Tyer à donf dans le bus ! Je nique les gens et le chauffeur moi, ma couille … #bouffon ). Les « Ta gueule ! » « Salope ! » « Ta race ! » … ils se parlent avec tant de respect. Vous me croirez où non, depuis que nous prenons le bus, j’ai toujours un mp3 dans la poche.
Pour moi ? Noooooon. Pour Noa –‘

Bref, il est 12h10, je prends le bus dans 2h30 et j’ai une fulgurante envie de passer le permis !