Destination, Blankenberge.

C’est sympa de constater qu’on est lue avec attention 😉
Ainsi, quelle fût ma surprise de recevoir des messages Samedi soir me demandant comment s’était passée ma journée à la mer avec les kids. 
Pour rappel, j’avais décidé de faire piocher une destination par semaine aux enfants ( pour le coup, seule Noa pioche mais plus tard, chacun à leur tour, une fois sur deux, ils le feront ) afin de leur faire découvrir notre belle Belgique. Je me vante d’avoir traversé le globe mais il est tout aussi important de connaître la moindre paille qui constitue son nid, n’est-il pas ? 
La Belgique. Je m’en plains souvent. Bah, être belge c’est compliqué. Autant il y a des choses qui nous rendent fiers autant les choses qui nous ridiculisent sont bien plus nombreuses. Mais dans le fond, je ne déteste pas la Belgique. Je ne l’adore pas mais je ne la déteste pas non plus. Par contre je déteste LIEGE.
Mais je vous en reparlerai.
Je m’égare, pour changer.

Donc, Noa avait pioché le carton « Blankenberge ».
Petite modif’ sur le planning au lieu de partir Samedi, nous avons choisi Dimanche.
Debout à 6h, les enfants & moi étions prêts à 8h. Papa nous dépose à la gare avec la directive de se rendre à Bruges pour 16h. En gros, pour la fête des pères, il avait le droit de roupiller jusque 14h, heure à laquelle il devait prendre la route. Pourquoi, Bruges ? Parce que c’est notre ville. Notre ville d’amoureux. Notre ville d’occasion » ( « ville d’occasion » … Entendez que toute occasion est bonne pour s’y rendre 😉 ).
Après un long trajet en train passé à roupiller ( oui oui, Noa & Isaac ont roupillé comme des mouflets de Panurge pendant que j’admirais le paysage.
Non, c’est faux. Il n’y a rien à admirer comme paysage durant le trajet.
J’écoutais juste la conversation inintéressante de deux baudruches assises devant nous.
Au moins, ça passait le temps et j’avais le sentiment de regarder deux poneys suisses tenter de causer anglais. C’était … pathétique.
« T’as regardé Secret Story ? Oh p*tain, tu as loupé un de ces trucs ! Y a un mec … blablabla ! »

Bref, arrivés à la gare, première désillusion : le temps.
Dieu, qu’il fait moche !
Juin. Nous sommes en Juin. J’avais prévu le coup et sors de mon sac à dos un gros pull pour les enfants ainsi que leurs cirets. Le vent souffle très TRES fort. Noa, un peu surprise, n’est pas pour autant démotivée à gagner la plage. On se promène le long de la digue, on descend vers la plage, on s’approche de l’eau … Je raconte des histoires sur la mer à Nono complètement subjuguée par une telle masse d’eau … Isaac, lui, il dort. Bien protégé sous la protection du BOBA et sous mon manteau de portage, Monsieur roupillotte 🙂
Je décide alors de le passer sur le dos, ce qui me demande pas mal d’effort car il faut également mettre le manteau de portage en mode « dos ». 10 minutes plus tard me voici prête à jouer avec Nono. Château de sable, marche, … On prend un bon bol d’air et ça fait du bien. 
Midi approche plus vite que je ne le pensais, il est temps de manger.
Si j’ai ce qu’il faut dans le sac à dos, je dois réchauffer la préparation maison de Isaac donc on file dans un café non loin. 
C’est sportif de donner une panade sans chaise avec un loustic qui adoooooooooore bouger en mangeant. Bref, j’ai de la purée de carottes jusque dans les cheveux 😀 Mais au moins, ça aura fait rire Noa qui a avalé un sandwich plus rapidement que son ombre elle-même. Ca creuse de jouer.
Le serveur nous ayant trouvé magnifiques, adorables, toussa toussa, nous demande ce qu’il peut nous offrir. On se prend un bon chocolat chaud avant de partir faire un peu de cuistax. 
Oui, oui, du cuistax avec le petit en portage.
Ce fût bien plus facile que prévu … L’astuce ? Relâcher légèrement les lanières niveau épaules afin de dégager la vue et pédaler les jambes légèrement plus écartés que d’ordinaire afin d’y placer les pieds de bébé. Et surtout : rouler à 2km/heure, ah ah !
Bref, quand il fût temps de rejoindre la gare j’ai dit à Noa qu’elle pouvait prendre UN SEUL souvenir de ce moment. 
Une photo, une peluche, … 
Elle a choisi un magnet.
C’est donc magnet en poche que nous avons pris le train direction Bruges afin de rejoindre Papa.
J’ai eu droit à de gros câlins. A un merci volontaire sans que je ne demande quoique ce soit. Non pas que je demande qu’on me remercie mais c’est souvent spontané suite à un « Ca va ? Tu t’es bien amusée ? « 
Oui, Maman me’ci.

Non, là je guettais l’arrivée du contrôleur quand Noa m’a embrassée et m’a dit « Me’ci Maman, on va aller encore oui ? Demain ? Bientôt ? »
Bref, elle s’est éclatée et ça m’a submergé de joie.
Gare de Bruges. Papa est là, sur le quai. 
Une fois en ville, nous lui avons offert un nouvel objectif pour son appareil photo et l’avons invité à manger dans un restaurant avec vue sur le beffroi.
On a achevé cette journée par une balade en bateau sur les canaux …
Magique.



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