Une passion de longue date pour le vintage …

Aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours adoré le vintage.
L’objet dans un premier temps.
La mère de mon beau-père avait une chambre dans laquelle elle entreposait toutes les choses qu’elle n’utilisait plus mais qui faisait partie des souvenirs de son passé, de son enfance … Cahiers d’école, romans datant de l’époque de son Papa ( j’ai en ma possession un ouvrage datant de 1811 lui appartenant ), des statuettes, des articles de journaux, des tableaux, les jouets de ses enfants, des vêtements …
Quand on lui rendait visite, j’adorais m’enfermer dans cette pièce à l’odeur si particulière.
Je pouvais y passer autant de temps qu’on voulait bien m’y laisser sans lassitude. Si j’aimais regarder, toucher, épier, jamais à cette époque je n’aurais imaginer porter des vêtements passés de mode.
C’est vrai, stupidité de la jeunesse oblige, je n’avais pas encore l’intelligence de trouver du positif à me démarquer, à être moi … Je n’ai pas osé. Mais j’avoue n’avoir jamais eu un attrait particulier pour la mode. Un pantalon, un pull, des baskets et en voiture Simone !

Sauf qu’avec le temps, j’ai réellement besoin d’affirmer cette passion. Mon moi intérieur est devenu trop étroit pour contenir tout ce fervent amour de l’Histoire, de ce qui a été.
J’ai énormément de chance d’avoir comme mari un frère d’âme. Un homme qui a tout comme moi, des frissons devant l’art victorien. Qui peut s’émouvoir à l’écoute d’un chant médiéval ou qui tombe en admiration devant une architecture baroque …
Du coup, lorsque je me suis confiée à lui sur ce besoin oppressant de m’exprimer, il m’a portée tout là haut. Mieux, il m’a emmenée dans un vintage market où j’ai carrément fait le plein.
Nous nous sommes amusés à nous plaire mutuellement, il m’a conseillée, je l’ai conseillé à mon tour … Je l’ai vu me regarder avec admiration et plaisance, j’en ai rougi …
Du coup il a marqué au fer rouge mon choix.
Ce qui me plaît dans le vintage c’est la valeur de redonner vie à une chose que l’on croyait morte. Et de perpétuer une histoire.
Me dire que la jupe que je porte en cet instant a appartenu à une femme avec ses choix, ses goûts et son vécu renforce ce sentiment de vivre de manière intemporelle. Je porte donc un récit de vie ou peut-être même plusieurs.
C’est bien connu, je ne suis absolument pas en phase avec mon temps. Oh, bien entendu j’ai une profonde addiction à la technologie comme tout le monde et mon réseau 3G est rarement éteint, je ne parle pas de ça. Je parle des valeurs nouvelles et des principes qui ne tiennent pas la route.
Je me retrouve davantage dans cette femme des années endéans 68. Après, j’ai perdu le contact.
Avant une femme avait à coeur d’être l’égal de l’homme moralement, intellectuellement, professionnellement, … Aujourd’hui, la femme a à coeur de dominer par bien d’autres atouts … Qui finalement nous font défaut et donc régresser. N’hésitant pas à renoncer à ce que la nature lui a donné de plus précieux, bravant des montagnes pour atteindre le droit d’exister en tant qu’être de plastique décharnue, exempt de neurones quand, à l’inverse, elle ne passe pas son temps à se plaindre d’être une femme.
Non décidément, cocotte du XXIè, tu ne me parles pas. Pire, tu me saoules.

J’ai donc décidé de devenir une femme vintage. Je fais le choix d’être un anachronisme visuel sans me soucier une seule seconde du « qu’en dira-t-on ».
Je vais désormais « chiner » au lieu de faire du « shopping ».

Et ma première expérience aujourd’hui a été fructueuse !

Bref, 2014, me voilà. Pour de bon.

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