Internet domine la culture

La culture a une place particulière dans notre société. Mais depuis quelques années, les manières d’y accéder ont radicalement changées. Internet étant devenu la plateforme sur laquelle la culture est la plus accessible. Mettant les magasins culturels en difficulté. Explications.

Depuis 2008, la consommation des ménages diminue, et ce qui est sacrifié en premier dans leur budget sont souvent les loisirs, les sorties et les vacances. Cependant, internet offre des avantages non-négligeables, leur permettant de tout de même y accéder. Les prix sont en général moindres sur la toile, et les livraisons gratuites se généralisent. D’autant plus que les insomniaques et les gros travailleurs peuvent désormais faire leur shopping sur le web à toutes heures de la journée et de la nuit. 
Le secteur du livre
D’après le SNE (Syndicat National de l’Edition), 460 millions de livres sont vendus chaque année dans l’hexagone (soit pas moins de 14 par seconde !) C’est donc un secteur assez porteur. 
D’autre part, la TVA à 5,5% a été adoptée définitivement au 1er janvier 2013. Alors qu’elle était passée à 7% au 1er avril 2012, et qu’elle vient de passer à 5% début 2014. Cependant, cela risque de ne pas suffisamment aider les magasins culturels. Leurs principaux concurrents étant les sites de vente en ligne, et notamment Amazon.com, qui est à l’origine spécialisé dans ce secteur, avant de se diversifier. 
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Le secteur du disque
A une époque où tout est cher, la tentation du téléchargement est forte. C’est d’ailleurs devenu presque « banal » chez les 18-35 ans de télécharger un album (ou simplement une chanson) plutôt que de l’acheter. Même si bien sûr, certains irréductibles continuent de payer la musique qu’ils écoutent. Pour étudier ce phénomène, comparons le prix d’un même album sur différentes plateformes d’achat. 
En moyenne un album sur iTunes coûte 9€ contre une quinzaine à la FNAC. Les albums sous forme dématérialisée reviennent donc beaucoup moins cher. D’autant plus que l’on a accès immédiatement au produit, alors qu’il faudrait l’attendre en cas d’achat en ligne. C’est d’ailleurs également l’une des raisons du téléchargement. 
Rappelons tout de même que la chanson pourrait revenir à 1500€ en cas de téléchargement illégal repéré par Hadopi.  Néanmoins, depuis l’entrée en vigueur du protocole, (le 1er octobre 2010) Hadopi a envoyé plus d’un million de « premier mail d’avertissement » aux personnes pratiquant le téléchargement illégal, mais seulement trois personnes ont été jugées en deux ans. Le bilan est donc décevant puisque une seule de ces trois personne a été jugée coupable (et n’a payé « que » 150 euros d’amende). 
Le secteur du film 
A titre de comparaison, le DVD  « The Avengers »  coûte sur Itunes  16,99 €. Sur laFnac.com, le film coûte 13 € en version simple (et 34,99€ en Blu-Ray!). En grandes surfaces, nos héros valent en moyenne 20€.
Notons par ailleurs que la location du film sur Itunes coûte 4,99 € ; contre 2,50€ en moyenne pour la location d’un DVD dans une boutique spécialisée pour une durée de 24H ). 
Tout est dit.
L’expansion  d’internet et les modes de vie ont été modifiés en très peu temps, et c’est ce qui explique le fait que certaines entreprises, à l’instar de VIRGIN MEGASTORE, ne soient en difficulté que maintenant. 
Et vous, faites-vous vos emplettes culturelles sur la toile ?

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12 years a slave – Steve McQueen

Remuant mais pas surprenant.

Soit en une phrase le résumé de mon avis sur ce film tant attendu ( par moi, du moins ).

J’ai lu le roman il y a quelques années et à l’annonce de l’adaptation, il me tardait de voir ce qu’ils allaient faire du récit qui m’avait fait pleurer tant de nuits durant une semaine …
C’est que si je mets 3 jours en moyenne pour un roman, il en est de ceux qu’il est difficile à lire tant ils sont d’un réalisme effrayant.
L’Homme est définitivement capable d’être d’une connerie sans fond quand il a en lui les capacité d’être bien plus bon que la bonté, elle-même.

New-York, 1841, Solomon, un jeune afro américain ( ce terme, je ne m’y fais décidément pas ), est kidnappé et réduit à travailler comme esclave dans des champs de coton en Louisiane. Un calvaire qui durera 12 ans …

Des films sur le sujet, il n’y en a pas 100, je les ai donc tous vu. Tous à peu près criants de vérité, je dois admettre qu’il y a dans cette adaptation, une véritable volonté de mettre en avant ce qui avait été jusqu’ici été suggéré. Mais trop c’est trop.

Vraiment à trop vouloir, on emmerde.
Et clairement, je me suis emmerdée.
Comme dirait mon ami Pierre, « C’est déjà moins chiant que The Butler ! ».

En effet, et on le doit en partie au casting en or massif avec en tête un Fassbender toujours aussi efficace ( Ciel, qu’il est beau … ET doué ! ).

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5/10

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