Une femme disparaît – The Lady vanishes, Alfred Hitchcock, 1938

Je pense être née « fan de Hitchcock ».

J’ai regardé « Les oiseaux » à 8 ans.
Mon père dormait dans le fauteuil et ça passait à télé … « Psychose » n’a pas tardé. 
Je n’ai jamais été effrayée par les films de Sir Alfred.
Comme si je les comprenais. 
Ca peut paraître présomptueux mais … Il y a de ces films qu’on regarde en ayant l’impression d’en être l’auteur. Il y a de ces génies qui parlent pour vous … 
J’ai en ma possession la collection complète du maître du suspens, vue et revue, encore et encore, sans lassitude, jamais !
Mon préféré ? 
« Une femme disparaît ».
Pourquoi ? 
Parce que, comme souvent, Hitchcock ( l’homme amateur d’histoires vraies dont l’absurde dépasse la fiction ), s’inspire d’un fait divers ; une Anglaise malade, en voyage à Paris à la fin du XIXe siècle, demande à sa fille d’aller lui chercher des médicaments. Lorsque cette dernière revient, sa mère a disparu et tout le monde dans l’hôtel se rappelle qu’elle y est descendue seule … Elle se rend dans sa chambre mais celle-ci est effectivement vide et en outre complètement changée !
En fait, la direction de l’hôtel avait décidé de se débarrasser « discrètement » de la morte car celle-ci aurait ( dit-on ) succombé à la peste bubonique, maladie plutôt embêtante pour le tourisme … 
A partir de cette histoire ( ou plutôt d’un roman de gare s’en inspirant également ), les scénaristes Frank Launder et Sidney Gilliatt écrivent un script devant être porté à l’écran par Roy William Neill mais le projet est abandonné. Hitchcock accepte, FAIT UNIQUE DANS SA CARRIERE, de reprendre le projet en cours en ne manquant pas de tout changer à sa sauce.
Le cinéaste s’amuse avec ce récit mystérieux tournant autour de la disparition d’une vieille dame dans un train. Iris Henderson ( Margaret Lockwood, personnage auquel je m’identifie ) a beau déclaré qu’elle a partagé son compartiment avec l’affable Miss Froy ( May Whitty, grande dame du cinéma noir et blanc ) et qu’elle n’a pu disparaître comme ça, personne ne la croit, allant jusqu’à prétendre qu’elle n’est jamais montée dans le train !
Seul Gilbert Redman ( Michael Redgrave, magnifique à l’écran ), un beau jeune homme spécialiste de danses folkloriques, décide de l’aider dans son enquête.
« The lady Vanishes » est une comédie d’espionnage farfelue, emplie d’humour, de subtilité et de mystères … Avec « les 39 marches » et ce film, Sir Alfred marque l’apothéose de son oeuvre anglaise, faisant preuve d’une précision et d’une intelligence dans la construction et la mise en scène …
Hitchcock joue brillamment avec nos doutes ne cessant de ponctuer le film de scènes d’endormissement, de plongées dans les tunnels, de disparitions soudaines de preuves ou encore de changements d’éclairage sur les personnages ( magistral ! ). Le doute qui saisit Iris nous contamine et on a le délicieux sentiment de se promener dans un récit tout en faux-semblants dont les ficelles sont tirées par un réalisateur génial et malicieux !
Mais ce film est également une belle critique sévère d’un peuple anglais sourd aux alarmes du monde ( pour rappel nous sommes à la veille de la guerre ), qui met plus de passion à commenter un match de cricket ou la longueur d’un hymne que le spectre du nazisme qui menace l’Europe. Plus ironique encore, la plupart des obstacles dressés face à Iris viennent de l’égoïsme et de l’indifférence des voyageurs et non d’un calcul ou d’une mission qui leur serait confiée !
Ce mélange entre humour tendre, ambiance cauchemardesque et jeu de piste délicieux et ludique, fait de ce film mon Hitchcock préféré …  

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Voulez-vous tuer avec moi ce soir – Céline DENJEAN




Résumé :

A Toulouse, la police assiste impuissante au massacre en série du « tueur du vendredi » qui s’en prend depuis plusieurs mois à des prostituées, toujours le vendredi. Ce meurtrier, c’est Marcel, un insoupçonnable contrôleur de bus à la vie sans histoires. Maniaque et obsessionnel, il suit jour après jour, et à la minute près, une routine bien huilée. Ses ennemies ? Les femmes, les indécentes, les décadentes, les provocantes …


Well, Well, Well,

Voilà un polar atypique qui m’a été conseillé par ma copi-net Saadia et je la remercie, j’ai beaucoup aimé.
Avec une intrigue bien rodée, l’auteur nous tient en haleine jusqu’à la fin, difficile de s’arrêter !

Ce qui fait la force de ce roman c’est qu’il nous offre une toute autre approche de ce dont nous avons l’habitude d’avoir, nous sommes tout au long du récit dans la tête du tueur qui pourrait très bien être votre voisin, c’est un régal !

Chaque personnage y est travaillé, fuselé, ciselé, …

Ecriture fluide, lecture facile, les amateurs de thriller y trouveront leur compte, c’est certain, mais les autres aussi. Du grand art dans un français IMPECCABLE !

C’est un premier roman qui en appelle d’autres et je m’en réjouis, vraiment.

Ceci étant dit, je vous mets en garde … Une fois les premières pages lues, il est bien difficile de décrocher … Je vous promets un grand moment de lecture, un achat qu’on ne regrette pas.

Editions Nouvelles Plumes, 2014
Prix : environ 10€ ( AMAZON )

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Bruges

Je viens de sonder mon blog histoire de ne pas être répétitive avec un nouveau billet sur Bruges quand je me suis aperçue que … Je n’avais jamais écrit de billet sur Bruges !
J’étais pourtant persuadée de l’avoir fait mais … Non. 4 visites et pas un billet …

Parfait ! Il n’y aura pas d’écho comme ça.

Tout d’abord, pourquoi Bruges ? Parce qu’elle ressemble à une personnalité particulière de Londres. Bruges est une ville qui remonte le temps. Quand j’y suis, je ne fais plus partie du XXIe siècle. Londres est unique parce qu’elle mêle cet aspect à une certaine modernité. Profondément conservatrice dans l’âme, elle porte pourtant des tenues futuristes. C’est sa particularité à elle. Bruges a cette personnalité conservatrice qui me rassure, la modernité en moins. Et j’ai BESOIN de ça, parfois. J’ai besoin de voyager … dans le temps.

C’est la raison pour laquelle quand je ne peux me rendre dans la capitale britannique, je fais un saut à Bruges avec les enfants. C’est que la « Venise du Nord » a beaucoup de points d’intérêts et des attractions qui plaisent assurément aux kids.

Suivez l’humble guide du jour, c’est parti !

Informations pratiques : 

Située dans la partie flamande de la Belgique, Bruges n’est qu’à 30 km des longues plages de la Mer du Nord. La cité médiévale est idéale pour passer une journée ou un week-end tout au plus.

Si vous y allez en train, la station est à quelques minutes à pieds du centre ( enfin … en y repensant … quelques PAQUETS de minutes quand même ! ), vous pouvez également prendre le bus. Si c’est en voiture, garez-vous au parking CENTRUM STATION ( 0,70€ /h, si mes souvenirs sont bons … Nous avons pris le train cette fois-ci donc bon …  ).Allez à la gare des bus ( juste à côté du parking ) et obtenez, sur présentation de votre ticket de parking, un billet de bus A/R par personne pour le centre-ville. Durée du trajet : 5 à 10 min jusqu’à la grande place.

Les MUST :

Bruge mérite bien son surnom de « Venise du Nord ». Le coeur historique de la ville est encerclé par un réseau de petits canaux que l’on peut enjamber à l’aide de nombreux ponts en pierre.
La cité médiévale a su préserver toute sa splendeur architecturale ce qui lui a permis d’être inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2000. Ainsi, Bruges constitue un véritable musée à ciel ouvert où se mélangent bâtiments gothiques, monuments religieux, musées de l’artisanat ou encore chefs d’oeuvres de l’art primitifs flamand.

Voici les incontournables de la ville :

Le Beffroi : le monument le plus important de Bruges. Haut de 83 mètres il possède un système unique de carillon comprenant 47 cloches. Si vous avez le courage et la patience, montez les 366 marches pour atteindre le sommet. Personnellement, je l’ai fait avec un enfant en portage dos et une Nénette qui m’a demandé de la porter à mi-chemin. Il s’en est fallu de peu pour que je trépasse, je vous le dis !
Prix : 8€

La Grande place ( Market ) : Grande place aux façades colorées, c’est ici qu’on lieu les départ de visites de la ville en calèche ( 39€ par calèche ). Nous ne l’avons pas fait cette fois mais nous l’avions fait avec lors de notre dernière visite. Si ça en vaut la peine ? Clairement. Le côté médiéval de Bruges est davantage ressenti quand on emprunte le moyen de locomotion issu de l’époque où elle est née …

Les canaux : idéal pour flâner au hasard, sous les ponts, et découvrir la ville. Activité disponible de Mars à Novembre ( 7,60€ par adulte, c’est gratuit pour les enfants ). Durant cette balade, vous ferez la connaissance d’un gentil labrador, célèbre parce qu’il reste toujours à la même place. Couché sur le rebord du premier étage de sa maison, il en a vu passer des touristes !

La Place des Tanneurs : Petite place avec quelques restaurants mais surtout de nombreux peintres.

La Place Van Eyck : Petite place calme bordée de nombreuses maisons bourgeoises, elle tient son importance dans le fait qu’elle fût l’ancien port de Bruges.

La Place Burg : coup de coeur, elle se situe juste à côté de la grande place. Elle est bordée de l’Hôtel de Ville, de la Basilique Saint Sans ( visite gratuite en dehors des services religieux ) et du greffe civil ( bâtiment blanc et or qui fait penser à la Russie ). Petit conseil ; n’hésitez pas à emprunter la rue de l’âne pour rejoindre les canaux. Magique …

Rozenhoedkaai : C’est LA vue carte postale de Bruges avec les canaux et le beffroi.

Les Béguinages : Avec ses façades blanchies à la chaux, ses petits jardins et ses cygnes, le lieu est un havre de paix au coeur de la ville. Construit en 1245, il est aujourd’hui habité par des soeurs bénédictines. Visite du Béguinage gratuite mais fermeture à 18h30 et visite du musée à 2€.

Pour visiter Bruges, l’idéal est de flâner au hasard, de se perdre dans les petites rues, de découvrir des places cachées ou des petits ponts isolés …

Tu as faim peut-être ?

Aujourd’hui, nous avons déjeuné au Frituur’t Bootje, un endroit à éviter ABSOLUMENT ! La qualité de la nourriture est médiocre et ne parlons pas du service ! La dernière fois, nous avions été au Delaney’s Irish Pub & Restaurant. Juste à côté de la place du Burg. Amateurs de bonnes bières et de bonne bouffe bonjour ! Bon, pour cette fois, je n’ai ni touché à l’un, ni même à l’autre je suis au régime. Et franchement, la salade ne me disait rien. Par contre les enfants se sont régalés !

Shopping ! 

L’avantage du shopping à Bruges c’est que tout se fait à pied facilement. C’est que les magasins sont quasiment concentrés au même endroit, alors … Néanmoins, je n’ai pas envie de vous parler de ces magasins là, aujourd’hui.

Comme conseillé plus haut, Bruges se visite au hasard de ses rues. On découvre ainsi des choses uniques, des secrets, on personnalise sa vision de la ville … Ainsi, suis-je tombée sur quelques boutiques vintages bien sympathiques …

Néanmoins, parce que j’aime conserver quelques découvertes pour moi seule ( je doute que les conquistadors allaient à la criée quand ils avaient trouvé un trésor ) , j’ai quand même décidé de vous livrer l’une de mes découvertes …

C’est une petite boutique située Sint Jakoobsstraat au numéro 21, appelée T2.

J’y ai vendu mon âme au diable lors de ma dernière visite, j’ai été raisonnable aujourd’hui. Mais chaque fois que j’y vais j’y trouve de petites perles. Particulièrement des accessoires mais également de jolies robes pour l’hiver. Les vendeuses sont d’une sympathie sans équivalent et les vêtements sont de qualité !
Bruges étant une ville exempt de pauvreté ( blague à part, ça ne sent pas DU TOUT la misère ), les prix ne sont pas des plus bas, néanmoins ça reste correct. Un correct relatif, j’en conviens …

Mais si vous vous aventurez dans les rues voisines, vous verrez, vous trouverez forcément LA boutique qui fera battre votre coeur !

Bons Baisers de Bruges :

Parce que j’avais envie de terminer ce billet en beauté, je vous recommande ce film : Bons Baisers de Bruges.
En fait, non. Je ne vous le recommande pas, je vous somme de le voir ! Si vous êtes sensible à l’âme d’une ville, que vous aimez la poésie gothico-romantique mélangé à de l’humour irlandais avec comme décor une Bruges plus belle que jamais, foncez !

Ce film fait indéniablement partie de mon top 10. Je le regarde sans lassitude en boucle …

N’oubliez pas de poster une carte postale de Bruges sur ma page, si vous passez par là 😉

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C’est dans l’odeur d’un livre que se lit son histoire …



J’ai pris au hasard un vieux livre, hérité de je ne sais plus qui, ou cueilli je ne sais plus dans quelle brocante.

Il respire le vieux papier, cette odeur un peu moisie qui attire et écœure à la fois. Il contient toutes les poussières déposées par la vie, ainsi que les secrètes espérances ou les vieux chagrins d’anciens lecteurs, qui se sont autrefois accrochés aux mots, recroquevillés dans un fauteuil à bascule, ou réfugiés dans le chaud d’une couverture de laine.
Il y a des livres comme ça qui racontent deux histoires
D’abord l’histoire qui se lit dans le livre, tout au long des mots qui courent sur le papier usé.
Et puis l’histoire de ses lecteurs, qui se devine au travers des taches diverses et indéfinies, (café, chocolat…) et au travers de ses petites ou grandes déchirures (pages cornées, couvertures abimées…)
Il y a des livres qui ont beaucoup souffert. Qui se sont déchirés, cassés de partout, des livres à écorchures multiples, à arthrose inguérissable.
Il y en a même qui gardent pour toujours la trace de quelques larmes, déposées là dans l’émotion d’un moment. Ou la trace de deux ou trois sourires qui ont ensoleillé l’âme de tous ceux qui, au fil des mots dévorés, ont rêvé d’autres mondes, d’autres univers, ont plongé pendant des heures dans des histoires insolites…
J’aime les livres neufs: ils sentent la promesse d’une lecture palpitante ou réfléchie, et dont je serai la première lectrice. J’aime infiniment l’odeur du papier vierge, que je respire à chaque page tournée (ou presque)
Mais j’aime aussi les livres qui sont passés dans mille et une mains et qui m’apprennent au détour de leurs pages que tel passage souligné a marqué un homme ou une femme qui sans doute me ressemble.
Parce que les passages soulignés me parlent, à moi aussi…

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