Fury

Je m’attendais à un film de guerre relativement standard. Les américains sont les gentils, les allemands les méchants. Voilà.

Sauf que …

C’est la première fois que je suis à ce point dans une guerre. Par là j’entends que, tout au long du film nous sommes malgré nous investis. Ce film est brillant et puissant tant par sa mise en scène que par le jeu des acteurs EPOUSTOUFLANT !
5 soldats américains dans un tank en pleine fin de guerre en 45.
Le tank. Personnage à lui seul qui met en relief cette micro société où ces quelques hommes très différents cohabitent dans les conditions les plus difficiles, dans la plus grande douleur morale et physique. Une peinture saisissante d’une juste réalité. Ce film est INTELLIGENT parce qu’il dépasse les clichés et les synthèses. Les soldats américains n’ont pas débarqué comme des justiciers sur nos terres, la cape au vent, chewing gum à la bouche et assurance de victoire en tête. Non. Du tout. Et ce film nous en rend compte avec brio. En tant que spectateurs, nous sommes donc en perpétuelle fascination devant ces HOMMES qui évoluent et en particulier devant le jeune Norman. Fragile et perdu, il est traumatisé. Son insoupçonnée adaptation à la dure réalité du conflit nous arrache littéralement le coeur. C’est par lui que le film prend d’ailleurs une dimension psychologique et sociale. Une analyse du décor finement pertinente, à travers un personnage lambda.
Les scènes de combats sont d’un réalisme … BLUFFANT ! La scène finale m’en a fichu des frissons … Lourde de chagrin et de sens, j’ai ouvert les vannes. 

Vous l’aurez compris Fury en vaut largement le détour ne fût ce que comme DOCUMENTAIRE. On en ressort terrassé et presque dans un état second. On a été là, au front avec ces soldats, la boule au bide, désolés de participer à ce massacre mais déterminés … Parce qu’au final, la guerre on la gagne là mais l’ennemi ne veut pas se rendre … Un ennemi qui s’avère parfois, sous deux aspects subtilement mis en place dans le film ( La jeune femme chez qui le sergent Collier & Norman font une pause et le soldat allemand qui ignore la présence de Norman sous le tank ), notre allié. Il y a eu des victimes juives, le film n’en fait pas mention. Il y a eu des victimes américaines, c’est prononcé avec beaucoup d’humilité. Mais il y a eu des VICTIMES allemandes, c’était intelligent et grand de le rappeler.

Magistral.

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